D’un point de vue technique et juridique, la localisation précise d’un individu via un simple numéro de téléphone est une pratique strictement encadrée. Les recherches en droit du numérique soulignent que, pour un particulier, la géolocalisation sans le consentement explicite de la personne est généralement illégale, notamment en vertu du RGPD en Europe, qui protège la vie privée et les données de localisation.
Les services de « recherche inversée » permettent d’identifier un propriétaire à l’aide de bases de données publiques, mais pour un suivi en temps réel, la majorité des applications de surveillance (parentale ou de sécurité) nécessitent une installation préalable sur l’appareil cible. Sur le plan psychologique, des études sur la surveillance numérique, notamment celles portant sur le contrôle parental, indiquent que l’usage de technologies de suivi sans transparence peut paradoxalement éroder la confiance et nuire à l’autonomie.
En somme, si ces outils peuvent renforcer la sécurité des personnes vulnérables, leur utilisation occulte présente des risques juridiques majeurs et des conséquences délétères sur les relations interpersonnelles. Le cadre légal privilégie systématiquement le consentement éclairé et la finalité de sécurité plutôt que la surveillance clandestine.